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Dadaïsme

Dadaïsme

Anti-Art, choc de la nouveauté, abolition de l’ordre établi

Prenant à bras le corps le chaotique et l’absurde, le Dadaïsme produisit une critique cinglante de l’establishment culturel et artistique au début du 20e siècle. Le mouvement Dada est né en Europe et en Amérique du Nord, pour grandir entre Zurich, Cologne, Hanovre, Berlin, Paris et New York. De 1916 au milieu des années 1920, les artistes Dada ont défié le conformisme et la logique, joué avec les formes et le langage qu’ils considéraient à l’opposé du statu quo, un «anti-art». Les Dadaïstes jugeaient ainsi l’apparence visuelle de leur travail secondaire par rapport aux idées et aux critiques qu’il exprimait. De ce point de vue, leur œuvre peut être lue comme ayant ouvert la voie à l’art conceptuel.

Dada émerge lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale, beaucoup d’artistes jugeant que le développement rationaliste de la culture bourgeoise et coloniale est responsable des horreurs de la guerre. Le groupe dada est informel, mais se concentre au départ autour des activités du Cabaret Voltaire, à Zurich. Désireux de rejeter les valeurs sociales, galvanisés par une politique de gauche radicale, Dada pratique notamment le théâtre expérimental, le collage, le photomontage, les procédés fondés sur le hasard, et le ready-made. Pourtant, essayer de définir Dada, c’est déjà échouer à le comprendre. Ses tenants cherchent en effet à défaire le sens et pervertir la conception traditionnelle de ce qu’une œuvre d’art peut et devrait faire. L’exemple le plus frappant de cette démarche est la Fontaine de Marcel Duchamp, un ordinaire urinoir en faïence qu’il décide d’exposer.

Le mouvement Dada, qui englobe un large éventail d’artistes d’avant-garde, s’entrecroise avec le Surréalisme, le Cubisme et le Futurisme, rechignant à toute catégorisation. TASCHEN propose une riche série d’ouvrages sur ce club révolutionnaire, qui se penchent notamment plus spécifiquement sur ses membres éminents, parmi lesquels Tristan Tzara, Marcel Duchamp, Hannah Höch, Kurt Schwitters, Francis Picabia et Man Ray. Des livres consacrés à des artistes comme Joan Miró et Max Beckman soulignent aussi l’influence de Dada sur l’évolution de l’art moderne. Comme quelques rares autres mouvements, Dada exsudait un esprit anarchiste qui guide encore les stratégies artistiques dont l’objectif est de remettre en question la normalité et l’acceptable.