Votre panier
0 Éléments
Sous-total0 US$

Votre panier est vide !


Vous ne possédez pas de compte ?
Connexion

Mot de passe oublié ?


Et la couleur fut…

Quand les premières photographies couleur ont-elles été prises ?

Quand les premières photographies couleur ont-elles été prises ?
Il y a eu des tentatives individuelles dès le xixe siècle. À partir de 1902, le système de trichromie est utilisé pour la reprographie professionnelle en couleur à destination de l’édition et de la presse. Parmi les amateurs, la photo couleur apparaît avec l’introduction du procédé Autochrome, en 1907, mais la photographie en couleurs sur papier ne se démocratise que bien plus tard, en 1941 aux États-Unis, en 1950 en Europe de l’Ouest.

Qu’est-ce que qui distingue les photographies en couleur des photos en noir et blanc colorées à la main ?
À ce jour, une photo couleur est en fait la superposition de trois photos en noir et blanc. Chacune contient l’information chromatique d’une des trois couleurs primaires qui, combinées, peuvent former n’importe quelle autre couleur. Ces données peuvent être stockées de différentes manières : sur trois plaques photographiques séparées (trichromie), en points juxtaposés (comme l’Autochrome et les capteurs des appareils numériques) ou superposées (sur les trois couches d’une pellicule couleur). Chacune de ces méthodes permet de transcrire les couleurs authentiques. Les reproductions en couleur de photos en noir et blanc, en revanche, sont colorées à la main d’après le souvenir ou l’imagination.

À quoi ressemblent les autochromes ?
Les autochromes sont des images transparentes sur des plaques de verre, qui rappelle des diapositives. Ils sont placés dans des visionneuses spéciales ou projetés pour des visionnages en groupe.

Pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour exhumer ces autochromes ?
Ces clichés ne sont jamais vraiment tombés dans l’oubli, mais ils étaient en si piteux état que nous ne pouvions pas en faire grandchose. Ce n’est que grâce aux progrès de la technologie numérique moderne que nous avons pu scanner les plaques originales et obtenir des reproductions de qualité. Des originaux d’apparence banale et très fanée se sont révélés des photos vibrantes de couleur. Le numérique nous a bien sûr aussi donné accès à des archives photographiques du monde entier.

Quelle vision particulière de la Première Guerre mondiale ces photos offrent-elles ?
Comme la plupart des photos prises en temps de guerre, ces images répondaient souvent à des exigences propagandistes. Les limites techniques de l’Autochrome font aussi que les photographes ne peuvent saisir que des scènes isolées et statiques. Ces clichés n’en restent pas moins d’une valeur inestimable, puisqu’ils sont la version la plus vivante que nous ayons de cette guerre. En couleur, les gens, les paysages et les mille détails du conflit deviennent plus présents, malgré le temps écoulé.