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Les estampes japonaises (1680–1938)

Relié, 11,4 x 15,6 in., 12,75 lb, 622 pages
US$ 200
Édition multilingue:
Allemand, Anglais, Français
Disponibilité: mars 2021
Phénomène sans équivalent en Occident, l’estampe japonaise mêlent paysages grandioses, scènes érotiques à faire rougir, démons et autres créatures venues d’ailleurs qui tourmentent les vivants, lutteurs sumo, acteurs du kabuki et courtisanes aussi reconnus que des stars du rock. Cet ouvrage format XXL lève le voile sur un art très apprécié mais souvent incompris, racontant les figures et les coulisses de 200 estampes parmi les plus exceptionnelles réalisées entre 1680 et 1938. Réunissant les plus beaux tirages issus de musées et de collections privées du monde entier, il présente l’œuvre de 89 artistes à travers notamment 17 pages dépliantes.

Des merveilles gravées sur bois

Une histoire illustrée de 200 chefs-d’œuvre japonais

On se souvient du portrait de l’écrivain naturaliste Émile Zola assis parmi ses japonaiseries signé Édouard Manet et des copies méticuleuses que Van Gogh réalisa des estampes d’Hiroshige, qu’il collectionnait avec dévotion. Il est clair qu’au XIXe siècle les pionniers du modernisme européen ne font pas mystère de leur amour pour l’art japonais. Sensuelle, libre et vibrante, l’estampe aurait été, à elle seule, à l’origine de la vague japoniste qui submergea d’abord la France, puis toute l’Europe – souvent sous la forme d’objets d’art mal compris, réduits à leur caractère «exotique», qui nourrissent alors l’art occidental.

Car l’estampe japonaise est un phénomène sans équivalent en Occident. Certaines des idées qui ont le plus vigoureusement secoué l’art moderne – dont celle, comme l’a dit Karl Marx, que «tout ce qui est solide se volatilise» – sont nées au Japon dans les premières heures du XVIIIe siècle et se sont exprimées avec une force inédite dans les œuvres de maîtres comme Hokusai, Utamaro et Hiroshige au début du XIXe.

Ce recueil lève le voile sur une forme d’art très appréciée mais incomprise en présentant les 200 estampes japonaises les plus exceptionnelles dans leur contexte historique. Depuis l’essor, au XVIIe siècle, du décadent ukiyo-e, «image du monde flottant», jusqu’au déclin et à la résurgence tardive de cet art au début du XXe siècle, les reproductions rassemblées dans cette édition composent un témoignage sans égal non seulement sur un genre unique dans l’histoire de l’art, mais aussi sur l’évolution des mœurs et de la culture au Japon.

Montagnes mystiques ou cols enneigés, samouraïs en armures ou travailleuses du sexe mises en vitrine, chaque planche est abordée comme une œuvre à part entière qui raconte les histoires et les gens qui se dessinent dans ces motifs. On découvre ainsi les quatre piliers de l’estampe – beautés, acteurs, paysages et compositions de fleurs et d’oiseaux – qui côtoient des représentations de lutteurs sumo, d’acteurs de kabuki et d’envoûtantes courtisanes, ces vedettes du «monde flottant» dont les fans inlassables favorisent la production frénétique d’estampes. On plonge aussi dans un univers plus sombre et inquiétant grâce à des estampes où des démons, spectres, mangeurs d’hommes et autres créatures imaginaires tourmentent les vivants dans des scènes saisissantes qui inspirent encore aujourd’hui le manga, le cinéma et les jeux vidéo japonais. On comprend ainsi comment ces œuvres d’une diversité incroyable, scènes quotidiennes ou érotiques, tantôt martiales, tantôt mythologiques, ont en partage la maîtrise technique et l’œil infaillible de leurs auteurs, ainsi que la prodigieuse ingéniosité et l’ironie avec lesquelles éditeurs et artistes se sont défendus contre la censure officielle.

Fruit de trois années de travail, cette édition au format XXL rassemble des reproductions des plus belles estampes parvenues jusqu’à nous, conservées sous les voûtes des musées et dans des collections privées du monde entier – dont un grand nombre ont été photographiées à nouveau pour ce projet. Dix-sept pages dépliantes invitent à étudier les plus infimes détails, tandis que des descriptions fouillées nous guident dans cette période effervescente de l’histoire de l’art japonais.

Inclut:
  • les œuvres de 89 artistes, mondialement célèbres ou peu connus
  • 7 chapitres organisés chronologiquement pour retracer l’histoire de cette discipline de 1680 à 1938
  • 17 pages dépliantes, pliées à la main en raison de leur taille et de leurs spécificités
  • des reproductions exclusives réalisées dans des musées ou collections privées
  • des annexes recensant tous les artistes et toutes les œuvres.
À propos de l’auteur

Andreas Marks a étudié l’histoire de l’art de l’Asie de l’Est à l’université de Bonn et a obtenu son doctorat en études japonaises à l’université de Leyde grâce à sa thèse sur les gravures d’acteurs du XIXe siècle. De 2008 à 2013, il fut directeur et conservateur en chef du Clark Center for Japanese Art à Hanford, en Californie. Depuis 2013, il est conservateur d’art japonais et coréen de la collection Mary Griggs Burke, directeur du département d’art japonais et coréen, et directeur du Clark Center for Japanese Art au Minneapolis Institute of Art.

Les estampes japonaises (1680–1938)
Relié, 11,4 x 15,6 in., 12,75 lb, 622 pages
ISBN 978-3-8365-6336-9
Édition multilingue: Allemand, Anglais, Français
Les estampes japonaises (1680–1938)
Japanese Woodblock Prints
US$ 200
Les estampes japonaises (1680–1938)