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Beckmann

Relié, 9,9 x 12,4 in., 3,69 lb, 200 pages
US$ 20
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Découvrez Max Beckmann, artiste déchiré entre impressionisme tardif et expressionnisme, aux prises avec la tension qui saisit l’Allemagne de l’entre-deux-guerres, entre une République de Weimar condamnée et la montée du national-socialisme. Cette introduction de référence présente plus de 180 œuvres de Beckmann, dont ses plus fameux autoportraits et triptyques.

L’expressionniste existentiel

Max Beckmann ou l’art de peindre l’angoisse de l’entre-deux-guerres

Max Beckmann (1884-1950) a puisé son sujet principal dans l’angoisse qui caractérise la période de l’entre-deux-guerres, au XXe siècle. Dans un style entre expressionisme et Nouvelle Objectivité, s’adoucissant par la suite vers un naturalisme plus lumineux, ce peintre et graveur a exploré le conflit inhérent à la condition humaine dans des portraits, des autoportraits et des tableaux allégoriques.

Les premiers tableaux de Beckmann révèlent l’influence de l’impressionnisme, avec une prépondérance de thèmes bibliques, historiques et allégoriques. Ayant servi dans le corps médical en Belgique pendant la Première Guerre mondiale, il fut démobilisé à la suite d’une dépression nerveuse, et revint à l’art avec une nouvelle vision angoissée, tout en distorsions, en angles, et une palette de couleurs saturées. À travers des scènes chaotiques de cirques, de cabarets de carnavals et d’intérieurs aux chandelles, il met en lumière la théâtralité de la vie et semble prédire la sombre période de la République de Weimar, durant l’entre-deux-guerres, avec sa galerie de personnages scabreux, auxquels se mêlent souvent fragments de références mythologiques, bibliques, et allégoriques obscures.

Le Départ de Beckmann est la première peinture d’une série de triptyques illustrant des scènes successives de paradis et d’enfer, de péché et de rédemption, typiques des retables médiévaux ou renaissants. Bien que l’artiste dénie à son Départ la moindre signification, l’œuvre est souvent considérée comme une réponse emblématique à la montée du national-socialisme, puisqu’il fut peint au moment où les nazis renvoyèrent Beckmann de son poste de professeur à l’Académie des beaux-arts de Francfort.

Cette monographie présente plus de 180 images d’œuvres, de 1907 à 1950, dont de nombreux autoportraits et triptyques. Des essais biographiques couvrent les grands épisodes de sa vie, la guerre, les années 1920 à Francfort, la fuite à Amsterdam à cause des nazis et son exil aux États-Unis. On découvre également des photographies à l’origine de beaucoup de ses tableaux, quelques clichés d’exposition et des images d’autres artistes, comme Pablo Picasso, Eugène Delacroix, Max Ernst ou Edvard Munch, qui permettent de visualiser les sources d’inspiration de Beckmann et le contexte dans lequel il a vécu.
À propos de l’auteur

Reinhard Spieler, né en 1964, a étudié l’histoire de l’art, l’architecture classique et les lettres modernes allemandes à Munich, Berlin et Paris. Il a obtenu son doctorat en 1997 avec ses recherches consacrées aux triptyques de Max Beckmann. Il dirige le Musée Wilhelm Hack à Ludwigshafen sur le Rhin depuis 2007 et enseigne à l’Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf, ainsi que dans les universités de Düsseldorf, Bern et Heidelberg. Il publie régulièrement des ouvrages sur l’art classique, moderne et contemporain.

Beckmann
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